Table ronde organisée par l’Atelier d’écologie politique francilien (écopolien) à l’occasion de la sortie du numéro 3 de la revue Bifurcation/s, avec Nadine Levratto, Directrice de recherche au CNRS à EconomiX, Unité mixte de recherche CNRS – université Paris Nanterre, et Fabrice Flipo, philosophe, coordinateur de la revue Birfurcation/s et membre de l’écopolien.
Résumé: L’industrie et son développement constituent l’un des pilier du développement d’une production de masse depuis le 19eme siècle, s’accompagnant d’une intensification des échanges et d’une extension des marchés. Au niveau mondiale, la part relative de l’industrie dans les émissions anthropiques totales nettes de GES est de l’ordre de 34%. En France, l’industrie représente environ 20 % des émissions territoriales de GES, avec une trajectoire en baisse en raison de la désindustrialisation, des gains d’efficacité énergétique et de la décarbonation. Cependant, en prenant en compte les émissions importées, l’empreinte carbone globale du pays reste stable.
Le modèle industriel actuel n’est pas soutenable, et le numéro 3 de la revue Bifurcation/s s’interroge sur les manières d’en changer. Dans quelle mesure doit-il être transformé ? Transition ou bifurcation ? Faut-il tout relocaliser, ou seulement une partie ? Quelles en seraient les implications en termes de productivité, de PIB ou d’emploi ? Les enjeux sont-ils les mêmes dans tous les secteurs ? Comment financer cette transformation ? Comment retrouver des marges de manœuvre de décision ? A quelle vitesse doit-elle aller ? Quels sont les acteurs les mieux placés pour le savoir ? Travailleurs, citoyens, collectivités territoriales, État ? Et d’ailleurs, quel est le périmètre exact de « l’industrie » ? Qu’en pensent les partis politiques, dans le fond ? Le dossier révèle des convergences fortes entre les composantes progressistes, autour d’idées telles que « pôle public » ou de planification écologique.
Cette table ronde est organisée avec le support de la MSH-Paris Saclay et de la Maison de l’Ile-de-France (Cité Internationale Universitaire de Paris).
